Les arts martiaux philippins (souvent abrégés FMA pour Filipino Martial Arts) désignent un ensemble de systèmes de combat originaires des Philippines. Ils sont particulièrement connus pour leur travail des armes (bâtons, couteaux, machettes), mais comprennent aussi des techniques à mains nues, de lutte et de self-defense.
Les principales disciplines
- Arnis : considéré comme le sport martial national des Philippines.
- Eskrima (ou Escrima) : terme très répandu, particulièrement dans les régions influencées par la colonisation espagnole.
- Kali : appellation souvent utilisée à l’international, bien que son usage historique fasse débat.
Selon les écoles, ces noms peuvent désigner des systèmes différents ou simplement des appellations régionales d’un même héritage martial.
Ce qui les distingue
1. L’apprentissage par les armes
Contrairement à de nombreux arts martiaux qui commencent à mains nues, les FMA enseignent souvent d’abord le maniement :
- du bâton court (rattan stick) ;
- du couteau ;
- de la machette ;
- des armes improvisées.
L’idée est que les mouvements appris avec une arme se transfèrent ensuite naturellement au combat à mains nues.
2. Le travail des angles
Les pratiquants apprennent à attaquer et défendre selon différents angles prédéfinis, ce qui permet d’adapter les mêmes principes à plusieurs armes ou situations.
3. Le réalisme
De nombreuses écoles mettent l’accent sur :
- la distance ;
- le timing ;
- la mobilité ;
- les scénarios de self-defense.
Techniques à mains nues
Les arts martiaux philippins ne se limitent pas aux armes. On y trouve aussi :
- frappes de poings et de coudes ;
- coups de genoux ;
- clés articulaires ;
- contrôles et désarmements ;
- lutte rapprochée (dumog dans certaines traditions).
Influence moderne
Les FMA ont influencé de nombreux systèmes de combat contemporains et sont souvent étudiés par :
- les forces de l’ordre ;
- les militaires ;
- les pratiquants de self-defense.
On retrouve également leurs techniques dans certaines chorégraphies de films d’action, notamment pour les combats au couteau et aux bâtons.
Pour quel profil ?
Les arts martiaux philippins peuvent convenir à :
- ceux qui souhaitent apprendre le maniement d’armes de manière sportive et sécurisée ;
- les personnes intéressées par la self-defense ;
- les pratiquants d’autres arts martiaux cherchant à développer leur coordination, leur gestion de distance et leur rapidité.
Ils sont souvent réputés pour être pratiques, adaptables et relativement accessibles aux débutants, tout en offrant une grande profondeur technique aux pratiquants avancés.




















